C’est l’histoire d’une bonne idée.
C’est l’histoire d’une marque qui décide de capturer l’essence même des aspirations de sa cible, pour la conforter et l’encourager.
Pour Levi’s, l’agence Wieden + Kennedy Portland a imaginé la campagne Go Forth, un concept global qui s’appuie sur les nouveaux visages de la révolte et de l’engagement citoyen. La campagne puise ses références dans le creuset des grands mouvements « romantiques » de la jeunesse Y (les Indignés, Skins, le Guerilla Gardening, le Rock n’ Roll, encore et toujours…) La campagne est mondiale et déclinée sur tous les formats: web, print, TV, ambient, social media…
Le problème, c’est que le message est tellement pertinent que certains l’ont associé à l’actualité la plus brûlante, à savoir les émeutes londoniennes d’août. Ont pourrait certainement arguer du fait que ces émeutes ne participaient certainement pas d’une mobilisation politique ou revendicative mais plutôt de l’expression extrême d’un désespoir commun. Le lancement de la campagne a néanmoins été retardé au Royaume-Uni. Le fait est assez rare pour être souligné.
C’est donc accident de communication où à force de vouloir scruter les intentions de sa cible, une marque en vient à incarner ses aspirations les plus profondes, à tel point que le réel ne peut finalement accepter de s’y regarder.

